"Materner, c’est prendre soin avec tendresse et présence. C’est offrir à ton enfant intérieur ce que tu aurais aimé recevoir. Se materner, c’est s’aimer assez pour se donner douceur et sécurité."
"Le calme ne vient pas de l’extérieur, il se cultive à l’intérieur. Il s’installe lorsque tu acceptes ce qui est, sans chercher à tout comprendre. C’est une présence stable au milieu du changement."

Paroles et musique par
Stéphan Decuyper **

Materner

Ferme les yeux un moment,
Laisse la pièce devenir silence.
Tu t’allonges dans ton vieux fauteuil,
Celui qui garde toutes tes confidences.

Tu te regardes comme si
Une caméra flottait dans l’air,
Et doucement, la vie recule
Autour de toi sans te toucher.

Tu es toujours là…
Même si le monde s’éloigne un peu.
Tu ne bouges pas…
Mais ton cœur ouvre grand les yeux.

Materener…
C’est te tenir la main comme on berce un enfant.
Materener…
C’est dire “je suis là”, tout doucement.
Tu te donnes la tendresse
Que tu attendais depuis longtemps.
Et dans cet amour que tu t’accordes,
Tu redeviens rassurant.

La caméra monte encore,
Le toit devient transparent.
Tu vois ta rue, ton petit monde,
Et toi au centre, respirant.
Encore plus haut, ta ville,
Ta province qui rétrécit,
Comme si tes peines s’amenuisaient
Dans l’immensité de la vie.

Et tu réalises…
Que tes chagrins ne sont pas si grands.
Qu’ils fondent dans l’espace…
Quand tu te regardes tendrement.

Materener…
C’est te tenir la main comme on berce un enfant.
Materener…
C’est dire “je suis là”, tout doucement.

Tu te donnes la tendresse
Que tu attendais depuis longtemps.
Et dans cet amour que tu t’accordes,
Tu redeviens rassurant.

Alors demande-lui doucement :
“Qu’est-ce que tu veux, petit cœur ?
Qu’est-ce que tu cherches depuis
Toutes ces années de pudeur ?”
Et promets-lui d’être là,
De l’écouter jusqu’au bout…
Tu verras, il se détend,
Il dépose sa peur en dessous.

Materener…
C’est s’aimer assez pour devenir son refuge.
Materener…
C’est rouvrir la paix quand tout nous juge.
Et quand tu reviens dans la pièce,
Tout doucement, en respirant…
Tu sens cet enfant intérieur
Te souffler : “Merci… vraiment.”

Tu réalises…
Que tes chagrins ne sont pas si grands.
Qu’ils fondent dans l’espace…
Quand tu te regardes tendrement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués *


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.

Poster un commentaire