"Fermer une porte, c’est faire de la place pour le nouveau. Ce n’est pas rejeter, c’est reconnaître qu’un cycle est accompli. Certaines fins sont des commencements déguisés."

Paroles et musique par
Stéphan Decuyper **

Je ferme une porte

Le silence tombe, lourd comme un rideau,
Et dans ma poitrine, un écho s’effondre.
J’ai tant porté, j’ai tant voulu sauver,
Mais certaines choses ne veulent plus avancer.

Il y a des rêves qui s’effritent en poussière,
Des mains qu’on lâche même si ça déchire.
Et je regarde la vie qui me murmure :
“Ce qui se termine t’ouvre un futur.”

Mais j’ai ce nœud brûlant dans la gorge,
Un reste d’espoir qui refuse encore de partir.

Alors je ferme une porte — doucement, mais pour de vrai.
Je laisse derrière moi ce qui ne peut plus m’aimer.
Sous les larmes, sous la peur, je sens le vent tourner,
Comme une vérité nue qui commence à respirer.

Je ferme une porte — et pourtant, je me relève.
Même blessé, même brisé, je retrouve ma trêve.
Car certaines fins sont des commencements secrets,
Et même dans l’ombre… quelque chose renaît.

Je revois les scènes comme un film trop court,
Les coups, les doutes, mais aussi les beaux jours.
Ça serre le cœur, mais je peux enfin entendre
La petite voix qui me demande d’apprendre.
Rester serait trahir ce que je deviens,
M’accrocher, ce serait me perdre un peu.
Chaque pas vers demain me fait encore mal,
Mais l’inaction m’aurait détruit davantage.

J’avance entre courage et vertige,
Mais je sais que je ne peux plus revenir en arrière.

Alors je ferme une porte — doucement, mais pour de vrai.
Je laisse derrière moi ce qui ne peut plus m’aimer.
Sous les larmes, sous la peur, je sens le vent tourner,
Comme une vérité nue qui commence à respirer.
Je ferme une porte — et pourtant, je me relève.
Même blessé, même brisé, je retrouve ma trêve.
Car certaines fins sont des commencements secrets,
Et même dans l’ombre… quelque chose renaît.

Et quand je pose ma main sur la poignée,
Je sens tout ce que j’ai donné… me revenir.
Pas comme une dette, pas comme un regret,
Mais comme une force que je n’avais jamais vue.

Cette porte qui se referme
Ne m’enferme pas…
Elle me libère.

Alors je ferme une porte — et je laisse la lumière entrer.
Je ne sais pas où je vais, mais je choisis d’avancer.
Même si mon cœur tremble, même s’il reste blessé,
Je fais de la place… pour enfin respirer.

Je ferme une porte — et je sens que je renais.
Pas sans douleur… mais avec sincérité.
Car certaines fins ne sont jamais des regrets,
Elles sont l’avenir qui attend qu’on s’y remette.

Pense à cette histoire, cette saison, ce visage…
Remercie doucement ce qu’elle t’a laissé.
Puis referme la page,
Et laisse le vent du nouveau

Te frôler.

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